Coaching pour ne plus être accro au smartphone — concrètement (épisode 2)

Tambour de broderie

Helloooo ! Comme promis la semaine dernière (si vous avez raté l’épisode 1, c’est par ici), je vous parle un peu plus en détail du coaching PepPsy que j’ai suivi pour ne plus être accro à mon portable (et me mettre à la broderie). Ça risque d’être un peu long, mais (attention spoiler) ça finit bien !

Source : capture d’écran mon-coaching-peppsy.com

C’est Juliette Lachenal, une psychologue passionnée par le bonheur et qui a elle-même fait l’expérience de l’addiction à son smartphone, qui a créé ce parcours. Chaque semaine du coaching est divisée en plusieurs étapes :
• « Je comprends », qui parle plus de la théorie (par exemple, les effets de la lumière bleue sur le cerveau au moment du coucher).
• « L’exercice pratique dans mon canapé », où il s’agit davantage de réflexion sur notre propre situation, nos désirs, nos doutes, etc.
• « Le défi de la semaine », qui propose…un défi (oui, oui) : quelque chose de très concret à mettre en place au quotidien.
• « La minute bouquins », où Juliette propose une bibliographie/filmographie pour aller plus loin, approfondir certaines notions.

La première semaine du coaching met l’accent sur la compréhension du processus d’addiction, et sur l’analyse de ma propre addiction. J’ai donc identifié les applications que j’utilisais le plus sur mon smartphone, puis j’ai réfléchi aux conséquences concrètes de ma dépendance (réflexion déjà bien engagée en amont, pour ma part), et j’ai fait une liste d’objectifs réalistes pour réduire concrètement l’utilisation de mon téléphone. Par exemple, j’ai supprimé toutes les notifications de mes applications.
L’exercice pratique dans mon canapé de cette première semaine m’a parue assez étrange, et j’ai eu un peu peur, à vrai dire, d’être tombé sur un truc gnan-gnan : il s’agissait de m’auto-écrire une lettre. Je trouvais ça bizarre, et ça me faisait un peu penser à ça :

L’idée, c’était que moi dans 20 ans, je m’écrivais une lettre à moi aujourd’hui, pour m’encourager et me féliciter, en me disant, en gros, que je tenais le bon bout, et tout. Bon, comme je suis du genre bonne élève (aha si ma prof de latin me lisait…!), j’ai fait l’exercice. Je n’étais pas hyper convaincue sur le coup. Mais j’y reviendrai.

La deuxième semaine, Juliette proposait de travailler notre gratitude, cette disposition du cœur qui est toujours content (en gros). La gratitude, c’est un truc incroyable : c’est remarquer tout ce qui nous arrive de bien, en être reconnaissant, et en remercier (-les autres, -Dieu, -la nature, -le destin… Qui on veut ! ). Et figurez-vous que c’est bon par la santé, en plus d’être bon pour le moral. Bref. C’est aussi une attitude qui ne fait pas du tout partie de mon caractère. J’avais déjà essayé la gratitude, par le passé, mais en vain. Je n’y arrive pas. Là encore, comme je suis toujours aussi bonne élève (aha si ma prof de…pardon, j’ai déjà dit ça je crois), j’ai fait l’exercice consciencieusement, en me disant que ce n’était pas à coup de lettres à moi-même et de tentative de gratitude que j’allais m’en sortir, et que bon, c’est cool, mais on est pas au pays des bisounours (en gros).
Néanmoins, dans le même temps, j’avais désinstallé un certain nombre d’applications qui me rendaient accro, et cela ne me manquait pas plus que cela. Je commençais à sentir la différence. J’avais recommencé à lire (chose que je ne faisais presque plus depuis plusieurs années…et mon premier smartphone !), à faire de la calligraphie, à coudre, à chanter… Bref, à faire des trucs que j’avais arrêté de faire parce que j’étais trop occupée à ne rien faire sur mon téléphone.

Lors de la troisième semaine, j’ai mis en place un planning d’utilisation de mon smartphone. Enfin, c’est l’idée de Juliette, hein, pas la mienne. Cela ne me serait jamais venu à l’esprit… Mais voilà : j’ai décidé des horaires auxquels je voulais me servir de mon téléphone, être disponible pour répondre aux messages et aux appels, etc. Au début (c’est moi tout craché, avec ma demi-mesure légendaire…), j’avais fait un planning de fou, mon téléphone était sensé être éteint presque toute la journée. Je n’ai évidemment pas tenu une journée : besoin de checker une recette de cuisine, de récupérer l’horaire d’un rendez-vous, d’appeler ma sœur pour organiser mon prochain séjour chez elle… Bref. Le lendemain, j’ai tout remis à plat, pour me faire un programme un peu mois drastique. Et cette fois, ça a marché ! J’utilise mon téléphone le matin, pour planifier ma journée, je réponds à mes éventuels messages, puis je le range dans un tiroir pour ne pas l’avoir à portée de main et l’utiliser pour rien. Si j’en ai besoin, j’écris sur ma to-do list ce pour quoi j’en ai besoin (par exemple : envoyer un message à Trucmuche pour savoir si on se voit demain ou pas finalement), et, en fin de matinée, lorsque je ressors mon téléphone de son tiroir, j’envoie tous les messages, checke toutes les recettes de cuisine et tout. Ensuite, je l’éteins au début de la sieste des enfants. Cela me permet de véritablement profiter de ce moment de calme pour faire des vrais trucs, au lieu de perdre mon temps à ne rien faire d’intelligent. Je le rallume à la fin de la sieste, mais il reste sur silencieux, je ne l’utilise qu’en cas de besoin, ou pour prendre des photos des enfants. La plupart du temps, quand nous allons au parc, je le laisse à la maison, chose qui était inconcevable pour moi avant : sortir de chez moi sans mon tel, no way ! Comme quoi, tout est possible.
C’est pendant cette troisième semaine qu’a eu lieu le premier Facebook Live de questions-réponses avec Juliette. J’ai trouvé ça super instructif, et les réponses apportées étaient toujours claires et encourageantes.

Juliette nous parle en vidéos pour nous apprendre à être heureux… par exemple en reconnaissant nos forces. (Source : capture d’écran du coaching)

Bref. Nous arrivons ainsi à la semaine 4 du coaching, qui est celle qui a véritablement tout changé pour moi. Celle où j’ai eu le déclic, et où «objectif bonheur» a véritablement pris sens. C’est la semaine où Juliette nous a faits travailler sur nos forces de caractère : ce sont des points de caractères positifs qui font naturellement partie de notre personnalité. Utiliser ces forces, cela nous donne de l’énergie, parce qu’elles font partie de nous, cela nous épanouit parce que nous nous réalisons pleinement à travers elles. En ce qui me concerne, je suis quelqu’un d’assez peu sûr de moi (malgré des apparences parfois trompeuses et malgré ma grande gueule), et je me demandais bien comment on allait bien pouvoir me trouver des forces de caractère… Mais comme je suis bonne élève (aha si…Bref), j’ai fait le test de personnalité proposé (c’est un vrai test scientifique, hein, pas un truc bidon du Figaro Madame !), et les 5 forces principales qui en sont ressorties m’ont semblé particulièrement justes, notamment la première : la reconnaissance de la beauté (« Vous remarquez et appréciez la beauté, l’excellence, et/ou les performances habiles dans tous les domaines de la vie, allant de la nature aux arts, aux mathématiques, aux sciences et à la vie quotidienne»).
Voir cela comme une force, et non plus comme une lubie, cela m’a vraiment mis une claque. J’ai toujours aimé les belles choses ; mon rêve pendant des années a été de voir le Louvre (eh oui, la provinciale que je suis n’a vu le Louvre qu’à 19 ans !), je me souviens de mon émotion (et de mes larmes!) lors de mon tout premier concert… Bref, le Beau est quelque chose qui m’attire, mais j’ai toujours considéré cela comme secondaire, alors que c’est la plus grande force de mon caractère. Comprendre cela a été vraiment libérateur pour moi. Et cela m’a – entre autres – libérée de mon téléphone. Maintenant, dans les transports, je regarde par la fenêtre et je m’extasie devant la beauté de Prague ; j’écoute de la musique avec des oreilles nouvelles ; je regarde le printemps naissant avec ravissement… En clair, je m’épanouis dans ce que je suis, et je n’ai plus besoin de smartphone pour m’apporter l’évasion dont j’ai besoin : mon environnement me l’offre, et je ne m’en étais pas aperçue.
J’ai, depuis, eu l’occasion d’aller visiter un musée (je vous prépare aussi un petit article pour vous en parler), et je n’avais jamais autant apprécié une visite. Avoir à l’esprit que cette visite n’était pas juste un plaisir, mais une réponse à un besoin de mon âme m’a fait profiter encore plus de ce moment et de tout ce que je découvrais. En sortant de là, j’étais vraiment heureuse. Pas juste contente comme c’était le cas avant.

C’est dans cet état d’esprit que j’ai commencé la 5ème et dernière semaine de mon coaching. Juliette nous y parle de la pleine conscience, qui consiste à vivre pleinement l’instant présent. J’ai trouvé (et c’était à mon avis le seul « hic » du parcours) que cela manquait d’un exercice pratique. Ce qui m’a donc le plus marqué dans cette semaine, c’était de revenir sur tout le coaching. Et c’est là que la lettre que je m’étais écrite au début a pris tout son sens. Ce que j’y avais écrit, je commençais à le vivre, et ma vie était déjà plus belle. J’ai aussi expérimenté à ce moment-là la gratitude, qui m’est venue spontanément, alors que, comme je vous le disais, ce n’est vraiment pas mon caractère. En relisant le parcours, et en réalisant que je m’étais comprise moi-même, je me suis dit « Woaw, c’est magnifique ce qui m’arrive ! » et je me suis mise à pleurer (#TeamÉmotive).
Faire ce travail de rétrospective sur les quelques semaines de coaching a été aussi une étape importante de ma cure de désintox : j’ai pu voir d’où j’étais partie, quels étaient mes objectifs au départ, et où j’étais déjà arrivée. C’était plein de promesses.
Pendant cette dernière semaine a eu lieu le second live de questions-réponses avec Juliette, auquel je n’ai pas pu participer (ma connexion était en grève…), mais que j’ai regardé en replay. Et là encore, les réponses étaient super intéressantes et encourageantes.

J’ai fini le parcours avec le défi de la semaine 4, que je n’avais pas pu faire la semaine d’avant : un week-end complet sans portable. Je l’ai donc éteint le vendredi soir à 20h30, et ne l’ai rallumé que le lundi matin. J’ai trouvé ça à la fois difficile et libérateur. Difficile, parce que j’ai l’habitude de l’avoir, de le consulter, de l’utiliser (même à bon escient !;) ), et que c’est un manque qui se fait ressentir plus fort que lorsque je le range simplement dans un tiroir pendant deux heures. Mais libérateur parce que j’ai vécu pleinement ce week-end, où j’ai rencontré de nouvelles personnes, où j’ai découvert une jolie tradition tchèque, où j’ai traversé toute la ville en tram, où j’ai profité de la vie telle qu’elle était, concrètement, réellement, là où je me trouvais. Et cela n’a pas de prix. C’est une expérience que je pense renouveler de temps en temps.

Demandez le programme ! Voici les titres des 5 semaines du coaching.
(Source : capture d’écran du coaching)

Bref (je sais, je dis tout le temps « Bref »…) ce deuxième article est fort long, donc je vais m’arrêter là ! Mais honnêtement, si vous sentez que votre smartphone prend trop de place dans votre vie, faites ce coaching, vous ne le regretterez pas ! Et n’hésitez pas à me laisser un commentaire où à m’envoyer un petit message si vous avez des questions ; je me ferai un plaisir de vous répondre ! J’ai le temps, maintenant que je ne geeke plus toute la journée ! 😉

Bisous !

Jehanne

Si vous avez envie de vous inscrire pour la prochaine session de ce coaching (qui commence le lundi 13 mai) vous pouvez obtenir 50% de réduction avec le code promo MAMANLARDONS. N’hésitez pas, c’est une bonne affaire !

Petite précision : J’ai informé Juliette que j’allais écrire sur le blog à propos de son coaching ; elle m’a donc gentiment proposé un partenariat. Comme l’article était prévu, je me suis dit que j’allais accepter pour que vous puissiez avoir, vous, une réduction. Si vous vous inscrivez avec mon code promo, je toucherai une commission de 20% ; si je n’avais pas accepté le partenariat, chaque inscription avec mon code m’aurait également rapporté un petit quelque chose, mais à vous, rien du tout. Voilà, vous savez tout !

4 Comments

  • Hervé de PZP 2 mai 2019 at 17 h 56 min Reply

    personnellement, je n’ai pas de smartphone et n’en ai jamais eu, mais je crois bien que si cela avait été le cas, j’aurais suivi le coaching de Juliette, vu ce que vous en dites 😉
    Bravo pour ce chouette article ! J’espère que vous continuez à réduire votre usage et à mieux vivre 🙂

  • oncle Philippe Callies 22 mai 2019 at 17 h 07 min Reply

    Tout ce que tu écris est passionnant et plein d’humour……….bien sur vous êtes loin des vôtres mais résidant dans une ville que tante Jessie et moi adorions pour y avoir fait un séjour trop court et dont la date fut une catastrophe, un week-end de Pentecôte, ce qui nous a empêché de visiter la cathédrale ,il fallait faire une queue de trois heure, hélas je suis maintenant trop vieux pour y retourner…nous avions eu une messe dans la paroisse des français absolument extraordinaire sur le plan musical et sur le sourire des personnes à côté de nous au moment du baiser de paix ce qui nous a consolé de l’homélie qui fut pour nous un mystère………en ce qui concerne tes envies de lard et de fromages…….peut on t’envoyer facilement ce genre de denrées sans problèmes de douane ? à tout hasard donne moi ton adresse.
    Je vous embrasse tous les quatre, je ne savais pas que vous aviez deux « têtes blondes » !

    • Jehanne 22 mai 2019 at 21 h 11 min Reply

      Ah c’est sûr que nous ne regrettons absolument pas notre choix de nous installer ici ! Bien au contraire. Nous y sommes très bien ! 🙂 Je comprends que Tante Jessie et vous ayez aimé Prague ; et je comprends aussi votre regret d’avoir manqué la Cathédrale, qui est si belle !! Mais il y a tellement de touristes qu’il est effectivement bien difficile d’y avoir accès…
      Je pense qu’il est possible de nous envoyer des colis alimentaires sans problème, oui ! Mais nous allons survivre, je pense. Je vous donnerai néanmoins mon adresse, si vous le souhaitez.
      Je suis étonnée que vous n’ayez pas appris la naissance de notre deuxième lardon, nous vous avions pourtant envoyé un faire-part ! Mais il y en a toujours quelques uns qui se perdent, surtout avec les liaisons postales internationales… !
      Grosses bises!

  • Coaching pour ne plus être accro au smartphone — mon retour d’expérience (épisode 1) – La maman des lardons 17 septembre 2019 at 10 h 16 min Reply

    […] n’aime pas lire des articles trop long, je ne vais pas vous en infliger ici. Donc..: La suite au prochain épisode ! […]