Comment j’ai accepté d’être une mauvaise mère

La semaine dernière, j’ai (encore) eu une crise existentielle. Ça m’arrive, parfois…surtout depuis que j’ai des enfants ! Et donc cette fois, le sujet de la crise, c’était : « je suis une mauvaise mère ». Mais je le pensais vraiment, hein ! Pas juste comme ça, en passant, parce que j’ai mal fagoté un de mes lardons ! Un vrai sentiment de nullité, de ne pas être à ma place, de ne pas savoir faire, de ne pas y arriver, et surtout, de n’avoir aucune solution pour sortir de cette situation.

La cause de cette crise ? Je n’aime pas jouer avec mes enfants. C’est chaud quand même… Une maman digne de ce nom devrait adorer faire des piles de cube ou s’asseoir dans une « cabane » avec ses lardons ! Sauf que pas moi. Moi, ça me prend la tête au bout de 3 minutes (et encore, j’arrondis à la minute supérieure!). Quand je vois toutes ces mamans parfaites qui s’occupent avec tellement de patience et de passion de leurs enfants, qui jouent avec eux pendant de longs moment…Je suis franchement admirative! Et encore, je ne parle même pas de celles qui ont le courage de faire de l’IEF ! Comment font-elles ?? Et je voulais faire pareil, être comme toutes ces mamans-parfaites d’internet. Ou comme mon mari (<3) qui peut passer des heures à jouer avec ses fils.

Comment ça, c’est le bazar dans mon salon ?

Sauf que moi, je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas une maman pleine de patience et de douceur, qui déborde d’imagination pour inventer des jeux avec ses enfants. Non. Moi, je suis plutôt de celles qui, quand ils dorment, essaie de trouver comment les occuper quand ils seront réveillés, sans pour autant être obligée de rester avec eux tout le temps. Non pas que je n’aime pas passer du temps avec eux. Je suis très heureuse avec mes enfants, je les aime à la folie, et quand je les regarde, j’ai des cœurs dans les yeux et des papillons dans le ventre ! Je ris quand ils rient, j’ai mal quand ils ont mal, parfois même je pleure quand ils pleurent ! Je suis quand même une maman, une vraie… Mais je ne sais pas jouer avec eux. Mon père dirait que « j’ai d’autres qualités ». Sans doute. Je suis très forte en câlins, par exemple. Et en chatouilles. Et je les allaite aussi longtemps que possible. Et après je leur fais des petits-pots maison. Et je leur raconte des histoires. Parfois la même 4 fois de suite. Et je leur chante des chansons. Et je danse avec eux. En fait, je fais ce que je peux. Tous les jours.

Alors je suis une mauvaise mère, qui ne sait pas jouer avec ses enfants. Mais qui fait de son mieux pour qu’ils soient heureux, qu’ils grandissent bien, qu’ils se sentent aimés. Je suis une mauvaise mère, qui essaie de progresser. D’être moins mauvaise aujourd’hui qu’hier, mais plus que demain. Une mauvaise mère qui a encore du chemin à faire, mais qui a tellement avancé déjà. Grâce à eux.

8 Comments

  • caroetlesfilles 5 avril 2018 at 18 h 45 min Reply

    Si ça peut te rassurer, j ai beau pratiquer l ief je déteste jouer avec les enfants ?, enfin les petits. Les kaplas, les cabanes, mes tours de cube, les courses de voiture, les histoires de barbies, c est papa qui s y colle!! (bon je fais to ut de meme le cobaye lorsqu elles jouent à la coiffeuse et au docteur!) Par contre lorsqu ils sont un peu plus grands, je m éclate avec les jeux de société, mais là c est papa qui passe volontiers son tour! ?

    • Jehanne 5 avril 2018 at 19 h 20 min Reply

      Aha merci ! Moi aussi j’ai la chance d’avoir un homme qui adore jouer avec ses enfants. P. aussi aime beaucoup me « coiffer », mais je souuuuffre, il m’arrache la tête à chaque fois ! Mais comme je le trouve trop mignon, je le laisse faire quand-même… Si c’est pas de l’abnégation, ça… 😉

  • Anjeszka 5 avril 2018 at 18 h 47 min Reply

    Je me reconnais tout à fait dans « la maman qui n’a aucune imagination et aucune patience » 😉 mais comme tu dis on a d’autres qualités, et puis aussi, j’ai constaté que la disponibilité de coeur (qui est plus importante que l’imagination – y a des supports quand on n’a pas d’imagination), ça se cultive et ça peut se travailler sur un temps limité… Et alors, c’est très gratifiant et ressourçant!

    • Anjeszka 5 avril 2018 at 18 h 53 min Reply

      Et je précise que je continue à rêver d’IEF, parce qu’en IEF tu peux justement t’appuyer sur un support, sur les idées d’autres personnes, et c’est un travail en temps limité, avec un but précis.

    • Anjeszka 5 avril 2018 at 18 h 57 min Reply

      Ah! Et dernière idée géniale: figure-toi que tes enfants ont aussi besoin de jouer seuls. Ils ont juste besoin que de temps en temps, tu sois pleinement avec eux. Et, le meilleur pour la fin: tu crois que ça sert à quoi une famille nombreuse?? ?

      • Jehanne 5 avril 2018 at 19 h 23 min Reply

        Merci pour tes encouragements ! C’est cool de savoir qu’on n’est pas la seule ! Et j’imagine que ton mari doit adorer s’occuper de sa fille,non?
        Pour l’IEF, au moins, tu es prof, tu as des bases de pédagogie! Parce que bon, dans le genre pas pédagogue, je me pose là ahaha! Enfin bon, j’ai encore du temps pour apprendre avant qu’ils n’aient l’âge d’aller à l’école… On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait !
        Et en ce qui concerne la famille nombreuse…Oui, mais un seul à la fois!! 😉

        • Anjeszka 23 avril 2018 at 13 h 43 min Reply

          « Pas pédagogue », c’est tout relatif. A-t-on besoin d’être prof pour être capable de se dire « il s’intéresse aux animaux, eh ben je vais trouver des images et on va lui apprendre le nom des animaux, et on en profitera pour apprendre à compter jusqu’à trois ». Franchement, à mon avis, on a besoin d’une chose : s’émerveiller avec eux du monde qui les entoure et garder à l’esprit qu’ils découvrent tout. Pour le reste, il y a des supports faits par des gens imaginatifs ?

        • Anjeszka 23 avril 2018 at 13 h 44 min Reply

          Et oui, heureusement pour moi c’est mon mari qui se roulera par terre avec eux xD

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