Où je vous parle de papier toilettes.

Aujourd’hui, j’ai fait un truc que je m’étais promis de ne jamais faire. Je m’étais dit que, pour réduire mes déchets et mon impact sur la planète, je ferais beaucoup d’efforts,je ferais mes courses en vrac, je prendrais les transports en commun, j’achèterais d’occasion, mais pas ça. JAMAIS. C’est vraiment trop un truc de hippie (dit celle qui fait pousser son levain dans la cuisine, oui, je sais). Bref, le PQ lavable, c’était niet, point barre.

Mais en fait, ma conversion écolo faisant petit à petit son chemin, et en réfléchissant, je me suis dit qu’après tout, pourquoi pas. Cela fait plusieurs mois que nous utilisons des cotons réutilisables pour le change des lardons, et ça se passe très bien. Pourquoi cela se passerait-il moins bien avec nous ? Bien sûr, c’est un saut psychologique à effectuer. Pas forcément évident (l’Homme (<3) est d’ailleurs un peu réticent, mais il accepte quand même, pour voir). Il y a tout notre bagage éducatif qui fait qu’on a toujours utilisé du papier toilette jetable, on vit dans une société qui utilise ce type de papier, c’est donc un vrai changement, tout simple dans les faits, mais qui est en fait beaucoup plus profond que ça ! C’est un choix qui va à l’encontre de ce qu’on a toujours vu et fait. (Si on m’avait dit un jour que j’aurais une réflexion quasi métaphysique sur le PQ… aha. Bref.)

Concrètement ? J’ai cousu des carrés de tissu (un côté tissu éponge, un côté coton), relativement grands, par rapport aux carrés pour les enfants. L’idée, c’est de les utiliser comme du papier toilettes normal (je ne vous fais pas de dessin), sauf qu’au lieu de les mettre dans la cuvette, on les met dans une petite poubelle sur le côté, que l’on videra régulièrement…dans le lave-linge ! Et hop ! Voilà du PQ qui, au lieu d’être jeté et donc de nécessiter un remplaçant, reviendra, tout propre tout beau, dans les petits-coins ! Incroyable. Vous imaginez, un peu, le gaspillage que nous allons éviter ? Gaspillage d’énergie, de matières premières, etc. Sans parler des économies que nous allons faire sur le plan financier, étant donné que j’ai acheté deux coupons de tissu en braderie… J’entends déjà l’argument du lave-linge et du gaspillage d’eau… Mais de toute façon, quand on est quatre à la maison, dont deux petits de moins de 2 ans, vous pensez bien que la machine tourne déjà souvent, et que ce n’est pas pour la place que prennent quelques feuilles de papier toilettes dans une machine que ça va changer la consommation d’eau…

Du PQ rayé, c’est pas la classe, ça? 😉

Mais comment faire quand nous aurons des invités qui, eux, ne sont pas habitués à utiliser du PQ lavable ? Alors déjà, le « problème » du PQ lavable, ce n’est pas de s’essuyer, mais de le laver. Parce que du point de vue de celui qui l’utilise, ça ne change pas grand-chose (sauf peut-être au niveau du confort, mais chez nous, on est plutôt gagnants). Et sinon, on a quand même décidé de garder du papier conventionnel, justement pour ne pas mettre les personnes invitées mal à l’aise. Mais à vrai dire, j’espère surtout leur donner des idées ! Parce que c’est si simple, finalement… Et ce sont ces petits gestes qui sauvent la planète, ou du moins, qui permettent de la préserver un peu, et de la transmettre en meilleur état à nos enfants.

Voilà voilà, c’était mon histoire de PQ du soir ! J’espère que ça vous donnera des idées…et surtout que ça va bien se mettre en place chez nous ! 😉

A très vite !

 

 

5 Comments

  • Michele B. 1 avril 2018 at 1 h 01 min Reply

    Salut Jéhanne ! Très intéressant ton blog !! J’ai décidé d’écrire mon premier, long commentaire dans ce post, qui sûrement ouvre plein d’espace au débat, genre « jusqu’à où est-ce qu’on peut se pousser pour préserver l’environnement ? ».
    Pour ma part, j’aurais jamais imaginé qu’on pourrait concevoir du pq réutilisable ! Franchement ce qui me fait penser est le lavage: on va laver le pq dans la même machine des vêtements (sinon, tout le discours écolo tomberait). Cela n’a pas de répercussions sur l’odeur des vêtements ? Normalement, comme mes vêtements sont pas très sales, je mets une machine rapide à basse température pour épargner énergie et respecter les couleurs, mais si je devais laver le pq je devrais faire 2-3 lavages à moyenne/haute température et ça détruirait l’empreinte écolo :-\
    D’ailleurs, étant le pq standard du simple papier, il est 100% biodegradable, et on peut choisir entre marques qui produisent du papier issu de ressources soutenables, ou directement du recyclage.
    Quel est ton point de vue autour de ces sujets ?

    • Jehanne 1 avril 2018 at 9 h 50 min Reply

      Salut Michele! Les questions que tu te pose sont à peu près celles que je me posais moi-même.
      Pour ce qui est de l’odeur des vêtements, étant donné que tu les laves… Ça lave le tout ! On ne se pose pas la question Quand on met un t-shirt plein de transpiration dans la machine, par exemple, parce qu’on sait que tout va être lavé. Bah là, c’est pareil ! La lessive est aussi efficace sur les vêtements qui sentent que sur ceux qui ne sentent pas.
      Pour ce qui est des lavages en machine, bien sûr, ça dépend de l’usage que tu as déjà de ton lave-linge… Pour ma part, avec 2 enfants, je fais au moins une lessive à haute température par semaine, entre les couches qui débordent, les tâches de chocolat ou de sauce tomate, les charmants vomitos, sans oublier les cotons lavables pour le change. Donc pour moi, je pense que ça ne va pas changer grand chose. On verra à la pratique comment ça se passe ! Mais bien sûr, c’est à réfléchir pour chaque foyer !
      En revanche, en ce qui concerne les pq écologiques, à mon avis c’est une fausse solution. Car même si certains sont moins mauvais que d’autres pour l’environnement, il reste toujours le problème du transport, de l’emballage, et de la pollution générée par leur fabrication…
      En fouinant un peu sur internet, j’ai trouvé ces chiffres :
      « La consommation moyenne de papier toilette d’un européen est de 13 kg par an !
      La consommation quotidienne de la Suisse représente la superficie de 24 terrains de foot !
      270 000 arbres sont abattus chaque jour sur la planète pour couvrir nos besoins ! » (Terre-agir.com)

      Donc pour ta question » jusqu’où peut-on aller pour préserver l’environnement « , je dirais que c’est à adapter à chacun ! Quand nous étions à Angers, j’allais faire les courses en vrac. Ici, c’est pour le moment trop compliqué pour moi, donc je fais d’autres choses !
      voilà, j’espère avoir répondu à tes questions ! Mais je kiffe le débat donc fais-toi plaisir ! ?

  • Paul Givel 29 avril 2018 at 20 h 08 min Reply

    Hello 🙂
    Avez vous aussi réfléchi aux « bidets » japonais qui peuvent s’installer sur des toilettes classiques ? Je ne parle pas du meuble séparé que l’on a en France, mais plutôt de ceci : https://en.wikipedia.org/wiki/Electronic_bidet

    Une fois l’inconfort des premières fois dépassé, peut-être que le saut psychologique est plus facile ? Cela me paraît aussi encore plus propre que le papier toilette classique.

    • Jehanne 30 avril 2018 at 19 h 04 min Reply

      Quand nous serons propriétaires, la question pourra se poser, mais pour l’instant, ce n’est malheureusement pas possible ! merci pour l’idée, Paul, on pourra y penser, comme ça, quand le jour sera venu…! 😉

  • La tête dans les bocaux. – La maman des lardons 28 juillet 2018 at 17 h 39 min Reply

    […] ajoutés de la grande distribution. C’est à ce moment-là que je me suis lancée dans le PQ lavable, d’ailleurs : je trouvais qu’on avait régressé sur les déchets, et je voulais me […]

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